samedi 7 février 2015

Chronique de Grégoire de Tours


Un nouvel ouvrage vient compléter ma collection sur l'histoire de la ville de Tours. 
(Merci beaucoup Julien !)

La chronique de Grégoire de Tours 
comprenant l'histoire des Rois Francs.
Chez Mame et Cie, imprimeurs-libraires à Tours - 1838

 
Notice sur Grégoire de Tours 
(extrait)

"Saint Grégoire, évêque de Tours, naquit en Auvergne, en l'an 539. Sa famille était illustre et puissante ; ses aïeux, depuis plusieurs générations, figuraient parmi ces sénateurs qui, sous la domination romaine, exerçaient dans les Gaules l'autorité de gouverneurs de provinces, de juges, de magistrats suprêmes. A cette illustration était venu se joindre un autre genre de gloire. Cette famille était une des premières qui eût embrassé la foi chrétienne ; et elle comptait des martyrs et des évêques. 

Grégoire était le dernier fils du sénateur Florentius ; il avait reçu en naissant le nom de Florentius, son père, et de Georges son grand-père ; ce fut depuis, lorsqu'il fut sacré évêque, qu'il choisit le nom de Grégoire, en mémoire de saint Grégoire, évêque de Langres, qui était son bisaïeul du côté paternel et du côté materner à la fois. 
Au moment de la naissance de Grégoire, l'Auvergne, qui, depuis trente ans avait été enlevée aux Visigoths par Clovis, faisait partie du royaume de Metz, où régnait Théodebert, petit-fils de Clovis. Grégoire perdit son père, étant fort jeune encore, et fut élevé auprès de saint Gal, évêque de Clermont. 
Son éducation fut plus soignée qu'elle ne l'était communément dans ces temps de barbarie, où l'on ne trouvait quelques vestiges des lettres qu'auprès des évêques, et parmi les ecclésiastiques encore bien peu nombreux à cette époque.
 
A trente-quatre ans, Grégoire, qui était déjà devenu célèbre dans les Gaules par sa piété et sa sagesse, fut élu évêque de Tours, sous l'autorité de Sigebert, roi d'Austrasie.
Sa vie offre le plus bel effet et le plus grand exemple de cette influence sainte et salutaire, exercée par les évêques au milieu d'un temps de barbarie, où il n'y aurait pas un seul élément d'ordre, de police et d'administration sans l'épiscopat, temps qu'il faut soigneusement distinguer du régime féodal, non encore établi, et dont on entrevoyait à peine les premiers rudiments. Grégoire mourut en 593, le 17 novembre, à l'âge de cinquante-quatre ans. L'Église révère l'évêque de Tours parmi les saints ; les lettres le comptent parmi nos historiens les plus capitaux.  


 Sans Grégoire de Tous nous n'aurions aucune connaissance des premiers siècles de notre histoire. Grâce à ses écrits, il n'est point de peuple qui ait notions plus détaillées et plus certaines de son origine. Son Histoire des Francs (Historia Francorum), divisée en dix-livres, comprend un intervalle de cent soixante-quatorze ans, depuis l'époque de l'établissement des Francs dans les Gaules. C'est un vrai phénomène que de trouver, à la naissance d'une nation, un historien véridique, impartial, beaucoup plus éclairé qu'on l'est communément à cette époque. Grégoire de Tours est un guide sûr dans la connaissance de l'état des peuples et de l'Église de France, jusqu'au temps où il vivait."

Grégoire de Tours
Éditions Mame et Cie
- Tours, 1838 -

2 commentaires:

  1. Je suis en train de le lire sur Gallica, je ne pensais pas que ça pouvait être aussi passionnant !

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    1. Ah oui ! je l'ai depuis hier seulement, je vais passer une partie de la soirée à lire cette chronique :-)

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