vendredi 7 août 2009

Musée Saint-Martin de Tours




Le musée dédié à Saint-Martin est situé rue Rapin, dans la chapelle Saint-Jean (XIIème siècle) qui dépendait du cloitre de la basilique Saint-Martin.



Il s'agit vraisemblablement de l'emplaceme
nt du baptistère créé à la fin du 6e siècle par Grégoire de Tours



Inauguré en 1990, il rassemble les vestiges archéologiques des basiliques successives élevées au dessus du tombeau de Saint-Martin.



La basilique romane comportait cent quarante piliers.
Dans le musée est présent le moulage du seul chapiteau historié qui nous est parvenu.




Ce chapiteau, à l'origine sous la tribune découverte de la Tour Charlemagne, couronne aujourd'hui la grosse pile visible depuis la rue des Halles.




Au centre du musée, une maquette en pierre représente la collégiale au XVIIIe siècle.
(Maquette réalisée par les Compagnons du Devoir du Tour de France 1985-1990)



Fragment du tombeau de Saint-Martin
(Seconde moitié du Ve siècle)

Ce fragment lapidaire a été découvert lors des fouilles de 1886. Sa taille modeste ne doit pas faire oublier son intérêt majeur : il s'agit vraisemblablement du seul reste connu de l'inscription qui ornait le tombeau de saint Martin.



On lit : FESTUS OM, entrant dans la composition de l'épigramme gravée au flanc du tombeau-autel édifié au-dessus du sarcophage primitif :
Hic conditus est sanctae memoriae Martinus episcopus cujus anima in manu Dei est ; sed hic totus est praesens, manuFESTUS OMnia gratia virtutum
[Ici est enseveli l'évêque Martin de sainte mémoire, son âme est dans la main de Dieu, mais il est ici tout entier présent, manifestant de toute sa grâce ses pouvoirs].

(Source : http://www.framemuseums.org)



Peinture murale représentant Saint Florent datant de la fin du XIe siècle
(Tour Charlemagne, pilier cruciforme au nord de la pile médiane)



En 1938, lors de travaux de restauration, sont dégagées les peintures des piliers cruciformes de part et d'autre de la grosse pile médiane de la tour Charlemagne : La Patience et La Modestie ; à l'est, Saint Florent, la mieux conservée, est transposé sur toile. La figure allongée et calme de ce saint fondateur de l'abbaye angevine de Montglonne est célèbre pour son graphisme épuré et le raffinement des couleurs : rose de la robe, bleu-nuit du manteau.
(Source : http://www.framemuseums.org)



Peinture murale représentant la charité de Saint Georges du XIe siècle
(Tour Charlemagne, bras nord du transept)



Peinture murale : arc décoré de rinceaux datant de la fin du XIe siècle

(Tour Charlemagne, bras nord du transept)



Saint-Martin partageant son manteau à un pauvre d'Amiens
(Dépôt du Musée du Louvres - France - Est ? vers 1500).



Le plus fameux épisode de la vie de saint Martin, la Charité, est représenté dans la version qui s'impose depuis le début du XIIe siècle, celle où le saint est à cheval et non plus à pied contrairement au type primitif .

Noble dans l'attitude et l'apparence, Martin est représenté en jeune chevalier en costume civil portant éperons ; son visage est juvénile et imberbe.

À une époque où le christianisme se vulgarise, les fidèles veulent voir les détails, le déroulement précis des épisodes, leur réalisme cru.

Martin a lâché les rênes du cheval, s'est dévêtu de son manteau qu'il tend tout entier au pauvre, lequel s'en couvre l'épaule.

Le pauvre est atteint du Mal des ardents, la jambe gangrénée est amputée, bandée et prolongée d'un pilon.

À gauche, la présence d'un donateur agenouillé laisse supposer que ce groupe peut avoir servi d'ornement à une chapelle, sans doute privée.

(Source : http://www.framemuseums.org)

Une représentation de Saint-Martin coiffé d'une mitre.
(Bois doré du XIXe siècle)



Modillon de corniche à tête sculptée (1150-1175).



Bas relief représentant une chasse au faucon (vers 1500)
et chapiteau du XIVe siècle.




Epitaphe en calcaire d'un diacre ayant vécu sous le règne de Louis le Pieux (814-840).

"Ici repose le corps de ..., diacre dont l'âme mérite d'avoir le repos. Il est mort en paix le ... l'an de l'incarnation du Seigneur, sous le règne de Louis.
"



Fragment d'inscriptions funéraires en calcaire de la 1ère moitié du IXe siècle.



Epitaphe de Sidrac
(Calcaire et plomb, 1ère moitié du IXe siècle)



Moulages de sceaux de la Basilique Saint-Martin

(XIIe au XIVe siècle)



Informations pratiques :

http://www.tours.fr/culture/musees/saintmartin/
http://www.framemuseums.org


(Nouvelle République - 18/08/09)


Musée Saint-Martin
3, rue Rapin
37000 Tours

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire