Les Vieilles Provinces de France
La Touraine
- Tours, 14 février 2015 -
Mon regard sur la ville de Tours (et parfois ailleurs) à travers son histoire, son patrimoine et sa vie culturelle. Dan, Tours (France)
Grégoire était le dernier fils du sénateur Florentius ; il avait reçu en naissant le nom de Florentius, son père, et de Georges son grand-père ; ce fut depuis, lorsqu'il fut sacré évêque, qu'il choisit le nom de Grégoire, en mémoire de saint Grégoire, évêque de Langres, qui était son bisaïeul du côté paternel et du côté materner à la fois.
A trente-quatre ans, Grégoire, qui était déjà devenu célèbre dans les Gaules par sa piété et sa sagesse, fut élu évêque de Tours, sous l'autorité de Sigebert, roi d'Austrasie.
Sa vie offre le plus bel effet et le plus grand exemple de cette influence sainte et salutaire, exercée par les évêques au milieu d'un temps de barbarie, où il n'y aurait pas un seul élément d'ordre, de police et d'administration sans l'épiscopat, temps qu'il faut soigneusement distinguer du régime féodal, non encore établi, et dont on entrevoyait à peine les premiers rudiments. Grégoire mourut en 593, le 17 novembre, à l'âge de cinquante-quatre ans. L'Église révère l'évêque de Tours parmi les saints ; les lettres le comptent parmi nos historiens les plus capitaux.
Sans Grégoire de Tous nous n'aurions aucune connaissance des premiers siècles de notre histoire. Grâce à ses écrits, il n'est point de peuple qui ait notions plus détaillées et plus certaines de son origine. Son Histoire des Francs (Historia Francorum), divisée en dix-livres, comprend un intervalle de cent soixante-quatorze ans, depuis l'époque de l'établissement des Francs dans les Gaules. C'est un vrai phénomène que de trouver, à la naissance d'une nation, un historien véridique, impartial, beaucoup plus éclairé qu'on l'est communément à cette époque. Grégoire de Tours est un guide sûr dans la connaissance de l'état des peuples et de l'Église de France, jusqu'au temps où il vivait."